Le ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), avec l’appui techniqu

e du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le financement du Fonds vert pour le climat (FVC), a organisé le vendredi dernier, à l’hôtel Galaxy International un atelier national de validation du Plan Stratégique et Opérationnel des réponses aux Changements Climatiques (PSO-CC 2026-2030). Cette rencontre a réuni les institutions publiques, les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile, le monde académique ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Ce document stratégique constitue un cadre de référence pour renforcer la réponse de la République centrafricaine face aux changements climatiques. Il vise à opérationnaliser la Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0), orienter les investissements climatiques, améliorer l’accès aux financements internationaux et renforcer la résilience des populations ainsi que des écosystèmes.
Dans son allocution, le Représentant du Représentant résident du PNUD en République centrafricaine, Gaétan Moloto Kenguemba, a salué les efforts consentis par le Gouvernement dans la lutte contre les changements climatiques malgré les défis auxquels le pays est confronté. Il a rappelé que les effets du dérèglement climatique touchent plusieurs secteurs essentiels de l’économie nationale.
Selon lui, l’agriculture subit les conséquences de la variabilité des pluies et des sécheresses récurrentes, tandis que les ressources en eau deviennent de plus en plus vulnérables. Les forêts et la biodiversité se dégradent progressivement, les infrastructures sont régulièrement affectées par les inondations et le secteur énergétique fait face à d’importants défis liés à la pression sur les ressources naturelles.
Pour le représentant du PNUD, ces défis imposent une réponse nationale coordonnée, ambitieuse et inclusive. Il a également rappelé que la révision du PSO-CC s’inscrit dans les orientations du Plan national de développement (PND 2024-2028) ainsi que dans les engagements climatiques internationaux de la République centrafricaine à travers la CDN 3.0. Son élaboration a bénéficié de l’appui du Fonds vert pour le climat et a mobilisé les administrations publiques, les collectivités locales, la société civile et les communautés de base à travers plusieurs consultations organisées à Bangui et à Berbérati.
De son côté, le Chargé de mission au ministère de l’Environnement et du Développement durable, Martin N’djiki, a indiqué que l’actualisation de ce document répond à la nécessité de prendre en compte les nouvelles réalités climatiques, les priorités nationales de développement ainsi que les évolutions des mécanismes de financement climatique.
Il a souligné que cette révision permettra d’assurer une meilleure cohérence entre les stratégies sectorielles, les Contributions Déterminées au niveau National, les Objectifs de développement durable (ODD) et les priorités nationales d’adaptation et d’atténuation. Cette démarche s’inscrit dans l’axe 5 du Plan national de développement, consacré à la gestion durable des ressources naturelles et à la promotion d’une économie verte et résiliente.
À l’issue des travaux, les participants étaient appelés à valider définitivement le Plan Stratégique et Opérationnel des réponses aux Changements Climatiques 2026-2030 avant sa transmission au Gouvernement pour adoption. Ce document devrait permettre à la République centrafricaine de mieux orienter ses politiques climatiques, de mobiliser davantage de financements internationaux et de renforcer durablement la résilience des populations face aux effets croissants des changements climatiques.
BAO Melchisédech