Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a abrité, le 24 juin 2026, dans sa salle de conférence à Bangui, la réunion du Comité de pilotage du Projet de promotion des petites centrales hydroélectriques ainsi que du Programme conjoint de développement des capacités nationales pour promouvoir la résilience des populations face à la vulnérabilité climatique en République centrafricaine. Cette rencontre, présidée par la ministre du Développement de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Edwige Opportune Pouniguinza, a permis aux différentes parties prenantes de faire le point sur les avancées du projet et d’examiner les perspectives pour l’achèvement de la centrale hydroélectrique de Gamboula.
Dans son allocution d’ouverture, le Représentant résident adjoint du PNUD en République centrafricaine, Mactar Fall, a salué l’engagement du Gouvernement centrafricain en faveur du développement du secteur énergétique. Il a également félicité la ministre Edwige Opportune Pouniguinza pour sa nomination à la tête du département chargé de l’énergie avant de remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative soutenue par le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM).
Lancé en 2018 par le Gouvernement centrafricain avec l’appui du PNUD et du FEM, ce projet vise à améliorer l’accès à l’électricité en milieu rural, à renforcer les capacités du secteur énergétique national, à promouvoir les énergies propres et à contribuer à la lutte contre les effets du changement climatique.
Selon Mactar Fall, plusieurs résultats significatifs ont déjà été enregistrés au cours de la mise en œuvre du projet. Parmi les avancées notables figurent l’amélioration du cadre réglementaire du secteur de l’énergie, le renforcement des compétences techniques nationales ainsi qu’une meilleure sensibilisation des acteurs aux enjeux de la transition énergétique. Des acquis qu’il a qualifiés de « base solide » pour le développement futur du secteur.
Toutefois, le responsable du PNUD a reconnu que certains objectifs liés aux infrastructures n’ont pas été atteints au rythme souhaité. Il a notamment évoqué les conséquences de la pandémie de Covid-19, l’insuffisance de financements complémentaires ainsi que plusieurs contraintes opérationnelles ayant ralenti l’exécution du projet.
Dans ce contexte, la construction de la Petite Centrale Hydroélectrique de Gamboula demeure la principale réalisation en cours. Bien que les travaux aient connu plusieurs retards, le PNUD considère leur finalisation comme une priorité. Une fois achevée, cette infrastructure permettra de fournir de l’électricité aux populations locales tout en démontrant le potentiel des investissements dans les énergies renouvelables pour le développement des zones rurales.
Réaffirmant l’engagement du PNUD aux côtés du Gouvernement centrafricain, Mactar Fall a indiqué que son institution poursuivra ses efforts pour mobiliser les ressources nécessaires à l’achèvement des travaux et à la consolidation des acquis obtenus. Il a également souligné l’importance du projet de Baoro, présenté comme une nouvelle opportunité pour étendre l’électrification rurale et renforcer l’accès des populations à une énergie propre et durable.
À l’issue de la réunion, la ministre du Développement de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Edwige Opportune Pouniguinza, s’est déclarée satisfaite des conclusions des échanges. Dans une interview accordée à la presse, elle a expliqué que cette session du comité de pilotage avait pour objectif principal d’accélérer les démarches visant à doter la ville de Gamboula d’une source d’électricité fiable.
« Cette réunion vise à comprendre les problèmes, présenter les solutions et aller vers la mobilisation d’autres partenaires », a-t-elle déclaré. La ministre a ajouté que les discussions ont permis de dégager de nouvelles perspectives et de renforcer l’espoir de voir aboutir ce projet structurant pour les populations de Gamboula.
Les participants ont ainsi convenu de poursuivre le dialogue avec les partenaires techniques et financiers afin de mobiliser les ressources complémentaires nécessaires à l’achèvement de la centrale. La réussite du projet de Gamboula pourrait constituer une étape décisive dans la stratégie nationale d’électrification rurale et servir de modèle pour d’autres initiatives énergétiques à travers le pays.
