Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et plusieurs organisations non gouvernementales ainsi que des Organisations communautaires de base (OCB) ont procédé, jeudi 17 septembre 2026 à Bangui, à la signature des conventions de petites subventions au titre de la 8e phase opérationnelle du Programme de microfinancement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM-8). La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence du PNUD, en présence du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Silas Sembéla, de la Représentante résidente du PNUD en RCA, Zahira Virani, ainsi que de plusieurs représentants des départements ministériels, partenaires techniques et financiers et organisations de la société civile.
À travers ces conventions, le PNUD entend accompagner des initiatives portées par les acteurs locaux et les communautés dans plusieurs domaines, notamment la conservation de la biodiversité, la gestion durable des terres, la restauration des écosystèmes, la résilience climatique, l’énergie durable et les moyens d’existence respectueux de l’environnement.
Dans son allocution, Zahira Virani, Représentante résidente du PNUD en RCA, a salué l’engagement du Gouvernement centrafricain en faveur de la protection de l’environnement et de la résilience des communautés. Elle a également félicité les organisations bénéficiaires, dont la sélection témoigne, selon elle, « de la qualité de vos initiatives, de leur ancrage local et de votre engagement au service du développement durable ».
La Représentante résidente du PNUD a rappelé que le patrimoine naturel centrafricain est aujourd’hui fragilisé par les changements climatiques, la déforestation, la dégradation des terres et la perte de biodiversité. Elle a souligné l’importance des solutions proposées par les communautés locales, adaptées à leurs réalités et susceptibles d’améliorer simultanément la protection de l’environnement et les conditions de vie des populations.
Elle a toutefois appelé les bénéficiaires à gérer les ressources mises à leur disposition avec responsabilité et transparence, tout en produisant des résultats concrets et durables.
Prenant la parole, le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Silas Sembéla, a donné une portée plus large à cette initiative. S’il est officiellement question de « Small Grants Programme », le ministre préfère parler de « Big », estimant que ces subventions constituent un important levier pour soutenir les initiatives et les solutions locales.
Pour lui, la cérémonie de signature constitue « un acte et un geste éminemment politique et stratégique », traduisant la volonté du Gouvernement d’impliquer toutes les forces vives de la nation dans la protection de l’environnement et le développement durable.
Silas Sembéla a également insisté sur le caractère transversal de la question environnementale. « Pour moi, l’environnement, c’est transversal. C’est tout le monde. C’est tout le monde qui fait l’environnement », a-t-il déclaré.
Concernant les changements climatiques, le ministre estime que la République centrafricaine ne doit pas se contenter d’en subir les conséquences. Avec ses importantes richesses écologiques, le pays doit, selon lui, renforcer ses capacités d’adaptation et développer des solutions pouvant également servir à d’autres. « Le choix de ne pas subir la crise de changement climatique est très important pour le gouvernement », a-t-il affirmé.
Le Ministre a enfin exprimé sa reconnaissance au PNUD pour son soutien multiforme au secteur de l’environnement, avant d’encourager la poursuite de cette coopération.
La signature de ces conventions marque ainsi une nouvelle étape dans l’accompagnement des initiatives locales en faveur de la protection de l’environnement. L’enjeu est désormais de transformer les financements accordés en actions concrètes et durables au bénéfice des communautés et de la préservation des ressources naturelles centrafricaines.
BAO Melchisédech