La RCA lance le Projet PSE Bangui et ses périphéries : un nouveau mécanisme pour valoriser les efforts de protection de l’environnement

Le Gouvernement centrafricain, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’Initiative pour les Forêts d’Afrique centrale (CAFI), a procédé ce mercredi à Bangui au lancement officiel du Projet « Paiements pour Services Environnementaux (PSE) Bangui et ses périphéries ».

La cérémonie, organisée à l’Hôtel Ledger Plaza, a réuni des représentants du Gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des agences du système des Nations Unies, des représentations diplomatiques, des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé ainsi que des représentants des communautés concernées.

À travers ce projet, la République centrafricaine entend expérimenter un mécanisme permettant de reconnaître et d’encourager les communautés et les acteurs qui contribuent à la conservation des forêts, des terres et des écosystèmes. Le dispositif s’inscrit dans une approche visant à associer la préservation du patrimoine naturel à l’amélioration des conditions de vie des populations
Le projet, d’un montant de 10 millions de dollars américains pour une première période de cinq ans, est mis en œuvre par le PNUD avec l’appui financier de CAFI. Il fait suite au processus engagé entre la République centrafricaine et CAFI depuis 2024, notamment à travers les discussions politiques et d’investissement  consacrées au partenariat entre les deux parties.

Les zones ciblées comprennent notamment Damara, Boali, Bimbo, Pissa, Mbaïki et Mbata. L’objectif est de faire des pratiques favorables à l’environnement un levier de développement local, en mettant en place des incitations destinées à reconnaître les efforts consentis par les communautés pour protéger les ressources naturelles.

Pour les autorités centrafricaines, la préservation des ressources naturelles ne peut être dissociée des enjeux économiques et sociaux auxquels sont confrontées les populations. La République centrafricaine dispose d’un important patrimoine forestier et d’une biodiversité remarquable, tandis que les communautés vivant dans ou autour des zones concernées font face à des défis liés notamment à la pauvreté, à l’accès aux revenus, à la sécurité alimentaire et aux effets du changement climatique.
Le mécanisme des Paiements pour Services Environnementaux vise ainsi à établir un lien entre protection de l’environnement et amélioration des moyens de subsistance. Il doit permettre d’expérimenter des mécanismes concrets d’incitation en faveur des bonnes pratiques environnementales et de renforcer la résilience économique des ménages bénéficiaires.La cérémonie a également été marquée par la présentation des trois agrégateurs retenus pour accompagner la mise en œuvre du projet : Oxfam International, le consortium TEREA-CAURIS et le consortium FRMi-CENTRAFOREST. Des accords de collaboration entre le PNUD et ces différents partenaires ont été signés à cette occasion.

La mise en œuvre du projet devra s’appuyer sur les collectivités locales, les organisations communautaires, la société civile, le secteur privé ainsi que les différents acteurs techniques concernés. Cette approche vise notamment à favoriser l’appropriation du mécanisme par les communautés bénéficiaires et à renforcer la coordination entre les parties prenantes.

Représentant le Président de la République à cette cérémonie, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre fondée sur la bonne gouvernance, la transparence, l’efficacité et l’équité. Il a appelé les communautés bénéficiaires à s’approprier pleinement l’initiative et les partenaires à poursuivre leur accompagnement.

La Représentante résidente du PNUD en République centrafricaine, Zahira Virani, a également réaffirmé l’engagement du PNUD aux côtés du Gouvernement centrafricain dans la promotion du développement durable et la recherche de solutions conciliant protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie.

Le lancement de ce projet marque ainsi le début d’une phase d’expérimentation d’un mécanisme destiné à mieux valoriser les services rendus par les écosystèmes et les efforts des communautés en faveur de leur préservation. Sa réussite dépendra notamment de la qualité de sa mise en œuvre, de la transparence dans la gestion des ressources et de la capacité des différents acteurs à produire des résultats concrets au bénéfice des populations.

Maël   Alberto

 

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