
Loto Cash, Mossoro, CAPRONO… En République centrafricaine, les jeux de hasard connaissent un essor remarquable et séduisent un public de plus en plus large. Paris sur le football, courses hippiques ou encore tirages de numéros, ces activités attirent aussi bien les jeunes que les adultes, parfois même les plus âgés.
Chaque jour, de nombreux joueurs investissent de petites sommes dans l’espoir de décrocher le gros lot. Les gains proposés varient selon les combinaisons. Une combinaison de quatre chiffres bien placés peut rapporter jusqu’à 2 500 000 francs CFA, voire 3 500 000 francs CFA dans certaines configurations. Les gains intermédiaires existent également, notamment 40 000 francs CFA pour trois bons chiffres, ou 2 000 francs CFA pour deux chiffres exacts dans l’ordre.
Dans certains cas, des joueurs chanceux repartent avec des gains cumulés pouvant atteindre 5 à 8 millions de francs CFA. Les numéros utilisés dans ces jeux varient généralement entre 1 et 50, selon les règles établies par les opérateurs.
Parmi les acteurs majeurs du secteur, Loto Cash s’impose comme l’un des leaders en République centrafricaine.
Si certains observateurs dénoncent ces jeux comme une forme de risque ou d’illusion financière, d’autres estiment qu’ils constituent une opportunité réelle pour une partie de la population. Ce phénomène touche également les femmes, de plus en plus nombreuses à tenter leur chance. Certaines y voient un moyen de soutenir leurs petites activités économiques, avec parfois des résultats significatifs, allant jusqu’à des gains de plusieurs millions à partir de mises modestes de 200 ou 400 francs CFA.
Entre critique sociale et espoir économique, les jeux de hasard s’imposent désormais comme un phénomène incontournable du paysage urbain centrafricain.
HILAIRE DÉBALLE